01/06/2007

Paranoïa.


Ni spectateur, ni acteur.

La toile des mots pour unique divertissement de l'âme. Pas la mienne mais la vôtre. Celle qui brûle par les deux bouts, que j'alimente d'histoires extraordinaires et que seule ma négligence peut surprendre. La toile des danseuses de corde, des maîtres en fantasmagories. Cette toile où rien n'adhère.

Ni spectateur, ni acteur.

Des bouts de ficelle dont on persuade l'agitation. Parce qu'il fait chaud, parce qu'il pleut, pour ce nuage entre les deux. Cet irrésistible nuage que l'on voudrait perméable, celui qui lorsque l'on souffle sous sa jupe caresse le ciel d'un éclair blanc. Des ficelles d'éclairs entre deux viennoiseries à Venise.

Ni spectateur, ni acteur.

Des rimes alcooliques, ivres d'elles-mêmes. Splendides ridicules au bout de nos lèvres, sauvages captives au fond des puits. Des rimes à l'ôde vie. Cinglantes bucoliques, fidèles montures de ces hommes qui peinent aux créneaux.

Et la lumière fuit.

00:35 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Et quand il fera tout à fait nuit, l'histoire poura enfin s'écrire.

Écrit par : Skoliad | 01/06/2007

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