21/05/2007

Les réconciliations subjectives.


Stachka, S. M. Eisenstein








Que d'aventures suggérées par les coïncidences !
Que de plaisirs à discourir du possible et de l'instant !
Ah qu'il me fait vivre ! Ah qu'il a bon choeur et brûle cire !

L'horizon doux à la lisière de mes ordres
- Seuls les ténèbres profondes et labyrinthes,
Les orages à huit pattes
Et les épidémies amoureuses.

L'horizon clair au fort de mon ébauche :
Rempart au devant du souvenir,
Fable des bruits qui courent.

Ah qu'il est frais et distrayant !
Comme j'aimerais sur mes épaules
Le lourd poids de ses passions !
Et qu'il me chante au tour de l'aube
Les partitions de sa magie,
Dont je pardonne déjà les torts
Et l'ironie de son parfum.


(Illustration : photogramme de 'La Grève' de Sergueï M. Einsenstein, 1924 - outre son génie cinématographique le monsieur était aussi responsable d'un imposant carnet de dessins satyriques disponible chez Seuil, comme de jouissives élucubrations tortueuses de la "jalousie phallocrate". Admirateurs de Klimt, couturières de Bellmer, hommes-grenouilles et fières bribes : osez la caricature !)


16:10 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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