21/02/2007

Vide caustique.


Je tai retiré (1922)











Je ne suis pas capable de beaucoup plus, et comme cette fois je n'y pense pas je me suis dit qu'il serait bon de m'en souvenir.


Toi
Au fond de la nuit, tu ne dors
Au fond de la nuit, tu t'agites et tu cries
Au fond de la nuit, tu as peur
Au fond de ton cœur, tu sais bien que c'est moi
Qui t'appelle
Qui te veux
Qui te prends
Qui t'adore
Qui te hais
Qui t'en veux
Qui rouvre ta blessure

Toi
Il y a si longtemps, ton sang était le mien
Il y a si longtemps, tu m'appartenais
Pour l'éternité
Il y a si longtemps, tu te donnais à moi
Il y a si longtemps, tu disais m'aimer
Pour l'éternité

Toi
Tu as porté mon deuil un temps
Puis il a fallu que la vie continue
Mais au fond de toi, tu as peur
Car tu sais que tu ne m'as pas survécu
Tu m'appelles
Tu me veux
Tu me prends
Tu m'adores
Tu me hais
Tu m'en veux
Tu rouvres ma blessure

Toi
Jusqu'à l'infini, ton sang sera le mien
Jusqu'à l'infini, tu m'appartiendras
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini, je te posséderai
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini, je te posséderai
Pour l'éternité

RoBERT - L'appel de la succube.


(Illustration de Jean de Bosschère, Je t'ai retiré, 1922)


21:59 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Tu vois bien que tu aimes Mylène Farmer

Écrit par : Tristana | 25/02/2007

Il conviendrait d'ébroustiffier les deux, pour en connaître l'évidente digression, ne fut-ce-t-elle qu'intrumendiale...

:D

Écrit par : Aem[a]eth | 26/02/2007

Les commentaires sont fermés.