21/01/2007

[PuB]


You need Jesus












Il est rare que je soumette ma plume à pareil abandon, tout du moins j'essaie que cela ne concerne qu'un proche ou tout évènement semblable. Mais cette fois il ne s'agira que de moi, de moi et de mes affinités suggestives :

Tout d'abord, et parce que l'ambiance générale est à la gaudriole depuis quelques années déjà, il me faut rétablir un peu d'ordre au panthéon des séries, lesquelles pullulent actuellement sur nos petits écrans. Il va sans dire que chacune d'elles est aujourd'hui annoncée comme l'avènement d'une nouvelle religion, forcément leur habit riche en stigmates commerciaux permettra à Monsieur Mougeotte autant qu'à ses acolytes d'y subvenir en boissons gazeuses. De plus la place qu'elles occupent dans la grille des programmes permettra également d'éviter la rediffusion menstruelle de 'La grande vadrouille' ou de toute autre affabulation de Funesienne. Je devrais donc crier ma joie, exulter de toutes parts mon appréciation...
Mais non. Car comment supporter qu'on nous gonfle de quatorze saisons des 'Experts' alors même que nos légistes belges et français s'en informent auprès de leur hiérarchie, comment supporter davantage le précieux bellâtre de 'Prison Break' alors qu''Oz' n'a pas dit son dernier mot (en français dans le texte), comment supporter qu'après 'Friends' nos chers ménages se retrouvent avec humeur dans 'Desperate Housewifes', et comment supporter, je vous le demande, que chacune de ces énormités en profite pour faire ses petits à la télé ?!

Où sont passés les 'Dream On', 'Seinfeld', 'Black Books' et autres 'Father Ted' ?

Eh bien j'ai trouvé : 'Arrested Development' ! Personne n'en parle, et pourtant la série vient de disparaître après trois saisons non sans avoir collecté vingt-deux trophées dont un Golden Globe et six Emmy Awards, plus trente-sept nominations diverses.
De quoi retourne-t-il ? D'une famille ruinée suite aux malversations financières du patriarche, d'un veuf et de son jeune fils, d'un frère et de ses phobies, d'une soeur et de son mari handicapable, d'une belle-mère au comble de la bourgeoisie,... Le tout enrobé à la sauce plus-jaune-tu-meurs. Tout est permis, même le plus invraisemblable (comme par exemple un personnage désirant rejouer une scène alors qu'intervient la voix du narrateur, Ron Howard, pour le lui permettre). Le montage ne respecte ni les ados MTV ni les publicitaires et tout le monde en prend pour son grade. Voilà enfin une série qui n'attise rien d'autre que l'esprit critique des spectateurs, et qui contrairement aux séries que je n'aurais pas déjà citées (comme l'infâme divertissement 'Rome' - n'en déplaise à certaines qui fantasmeraient encore sur les armures) s'inscrit dans un contexte contemporain !
Diffusée en clair l'année passée sur Canal+ Belgique, et sur TPS et Comédie ! pour la France, espérons qu'elle nous revienne au plus vite et sois soumise à plus large public.

Envie de ramener la série au petit écran (suite à la décision de la Fox il y a un an de l'arrêter) : signez la pétition !

***

Et pour finir en musique : j'avais déjà fait un post identique pour Thee More Shallows il y a bien longtemps, voici donc ma découverte pour fêter 2007 :

The Johnny Parry Band - Buried in leaves, ici. (à ne pas manquer)
The Johnny Parry Band - If I was a killer, ici.
The Johnny Parry Band - Sweet nothings, ici.
The Johnny Parry Band - Keepsake, ici.


02:33 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Avis aux fans de Jason Lee (cf. Kevin Smith) J'ai oublié de vous dire : précipitez-vous sur 'My name is Earl' avant que cette série ne disparaisse aussi de nos lucarnes...

(ET ne manquez surtout pas le morceau de Xiu Xiu, Clowne Towne, disponible sur le post précédent "1+1=11")

Écrit par : Aem[a]eth | 21/01/2007

tu vas payer très cher ta trahison du régiment, soldat, c'est dommage, j'étais plutôt d'accord, maintenant je vais devoir te jeter dans l'arène. Je savais bien que tu avais des défauts. Tout ça parce qu'ils n'ont pas voulu de toi pour passer le Rubicon, c'est mesquin.

Écrit par : Acté | 23/01/2007

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