14/10/2006

Epectase.


44_cathedrale



Ces amitiés précieuses au moment même où nous les vivons, tentaculaires et fertiles. Ces amours acrobates au-dessus du précipice de la mémoire. Tout n'est qu'un immense brasier, une folie meurtrière dont je sculpte la silhouette. Tout est abandon, de foi, de chair - comme la prière éjaculatrice. Rien n'est une question de temps, mais d'engagement, de substitution et de dévouement en l'arbitraire. Ces disparitions merveilleuses au moment où nous nous y attendions le moins. Ces déchirures triangulaires dont nous touchons la grâce du bout des doigts. Emmène-moi voir la mer, emmenez-moi au pays des sirènes.


(Illustration : la Cathédrale, de Auguste Rodin)
(Accompagnement musical : Holocaust de Alex Chilton)


16:23 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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