27/09/2006

Talkin 'bout my generation. (22 septembre)


Quatre connards sont assis dans une pièce grimée nouvelle France, ça pue le fric bon marché. Quelques luminaires pour éclairer la déco chiadée du salon, deux fauteuils en peau d'esclave et un écran plat pour pieds nickelés. Élections obligent, le gentil Rebeuh est de la partie avec son toc à l'oreille passé à la javel et ses dents farineuses. Une Vahinée gonflée en troc et trop timide pour être honnête fronce des sourcils à chaque appel et à défaut d'éructer aussi fort que ses camarades de chambrée. Une petite fille modèle mais pas si frigide Dodeline de la tête en royale mère dodue. Et puis y a le Gadjo dilo de service, la coupe dans l'vent, les poils sur les mains, qui tambourine son ego entre deux gorgées de cristalline. C'est que la coke ça donne soif ma p'tite dame ! Le malheureux fait les cent pas, un chips entre les jambes, et se marre tout seul en insultant les téléspectateurs. Il sort du cadre dans l'empressement pour se repoudrer les lèvres mais v'là t'y pas que le réalisateur demande un champ large à la caméra trois. Le p'tit con est pris sur le vif malgré qu'il nous tourne le dos : rhaaa la magie du direct ! Copains comme cochons, Mister Rebeuh vient à sa rescousse en se saisissant de la télécommande et nous fait partager sa culture du zapping concurrentiel. Un mec en ligne, il est là pour le sujet numéro deux, Ô joie ! Dodeline ne sait plus où se mettre alors que Vahinée griffonne sur la table un jeu d'oxo dont elle espère sortir gagnante. Les deux bâtards, eux, se bavent dessus. Heureusement que la production n'a pas oublié de leur filer ces bouteilles d'eau, sans ça j'ai bien peur qu'ils se soient mis à lécher les cristaux liquides de l'écran plat. Viagra, l'anonymat étant de mise pour cette chronique, téléphone donc à l'émission pour nous parler de comment-qu'il-fait-des supers-orgasmes-d'la-mort-qui-tue. Dix minutes de jambes en l'air avant sa magistrale réponse, fallait au moins ça et quelques graveleuses sur le combiné qui crachouille pour lancer le bonhomme. Il entame donc sa trouvaille une première fois. Incompréhension générale de l'audimat et des quatre zygocycliques trop occupés à ne rien écouter d'autre que le gargouillis de leur bidonnant. On lui demande de se répéter entre deux ferme-ta-gueule-j'en-ai-rien-à-foutre (rappel subtil du titre de l'émission ?). Il obtempère : l'astuce est donc de tâter d'la serrure, filer prendre une douche, revenir palper le coffre, re-filer sous la douche, pour enfin besogner le trésor. Charmant. Quelque chose m'échappe quant à l'utilité du gel douche. Gadjo rétorque que l'amour « c'est juste un avant-bras ». Son humour me désarçonne : un instant j'ai l'impression qu'il parle de masturbation, mais après l'explication gestuelle je comprends qu'il mime un fist-fucking. C'est Palmade qui serait content. Je ne suis pas le seul à être perplexe. Alors les demoiselles demandent au jeûnot d'en venir à sa « solution miracle », celle qu'il disait vouloir garder pour la fin. Rebeuh s'énerve dans son coin. Hop ! Un peu d'eau fraîche et il n'y paraîtra plus m'gamin. Le mec répond : « Euh ben sinon j'crois bien qu'l'amour c'est important pour un orgasme, tu vois ce qu'on ressent en soi quoi ». Les filles craquent... Tonnerre de Mhooo et tout le tralala. Le mec se sent plus, le combiné crachouille une nouvelle fois mais personne ne relève. Et la solution miracle dans tout ça me demanderez-vous ? « Sortir avec ... » - Merde, j'ai zappé.


'Rien à br##ler', 22h35 - MTV.


14:45 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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