08/09/2006

Sacres.











Se souvenir dans les méandres, se poursuivre jusque dans les corps. Mastiquer les rayons de chaleur entre ses dents, mâcher son emprise. Compromettre les hôtes, courir son regard. Jouir les allusions, frémir les tempêtes. Perles et perles encore. Nacrer son écrin, fidéliser ses étanches, nourrir sa peau, imbiber sa mémoire. Dévaler les myriades la tête haute les yeux dans le vent. Figer les pénombres - en extraire l'arôme. Convier l'extraordinaire aux sommités du genre humain. Distraire les chantres et brûler les écrits, qu'il n'en reste rien, rien d'autre que nos cendres. Se disperser dans les mers et les pages blanches. Réviser les songes, apprivoiser les tumultes les cyclones. Barboter dans l'orage. Être en proie aux vertiges, être sujet à la faim. Consolider les angles, les courbes et les arcs. Bouter les canons, claironner, mettre le jeu aux poudres. Maquiller les fenêtres. S'émécher les chandelles, s'écrouler les devises. Vaciller les matériaux, les bleus, les couchers de soleil. Saisir les tenailles, la cuisson à feu doux. Franchir les obstacles les guérisons, puiser d'aventure dans le sable. Vernir les entrailles les démons. Occulter les tentatives. Souffles et souffles encore. Fondre l'infini. Illuminer la candeur. Profaner la sagesse, rire de tout, vivre l'un dans l'autre. Prolonger les bouts, voyager les intersections, s'aiguiller les sillons. Louer le superflu, capturer le mouvement. Evincer la patente. Eclaircir le ton. Ruer dans les cordes. Se plonger dans les oracles, se noyer dans l'air pur, s'humecter des essences, mourir à l'aveuglette. Profiter des tendances, s'inventer nos vendanges. Plier les cieux, agiter les formules. Balayer les nuages, insuffler les éclaircies. Ronger ses épines, couvrir ses pétales. Déserts volte-face, pierres monstrueuses, sources intarissables. Renverser le pouvoir, épouser les tortures, briller les injonctions. Pulsations et pulsations encore. Vivre pour de vrai, écrire nos alentours. Soigner les rencontres, achever les étoiles, jongler des béquilles. Se rougir les pommes, les joues, les tempes. Sécher les feuilles vives, se promener les fourches. Distraire le temps, se découvrir vingt mille lieux. Occuper le verre, fusionner les baumes. S'émietter la brioche. Se couvrir de raison, s'hérisser les passions. Se couper les rétractiles. Clamer les édifices : ponts de singe, grands vides. Croupir les labyrinthes, rouler les murs. Salives et salives encore.


13:18 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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