31/08/2006

Le mariage de Janus.













L'automne sur le pas de la porte, patiemment turbulences. Décors ivres et feuilles lézards, murs comblés - jamais assez humides. Jamais assez de joues. Toujours ce même rêve : un automme de nacre, nez rouge sur un drap blanc, une joue de flocon toute rouge. Monde-manche, la lune et le soleil aux deux extrémités - l'aine et la paume de la main grande ouvertes L'automne belliqueux. Rien n'est aussi trempé que le ciel, aussi sauvage que la faim lorsque le vent seigneur court sur les veines. Corps morts, recroquevillés et secs. Corps pirates comme des bogues. La timidité au rang des accusés, jamais assez de chair à embrasser. Jamais assez d'épiques. Les pages blanches s'y frottent, s'y nichent jusque dans les bouches. De la nudité des lettres, timbres fous au gré des bises. Guerres froides, toujours ce même désir dans la gorge. Mues, et foi. Murs, et suie. Jamais assez d'enveloppes.


08:39 Écrit par Aem[a]eth. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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